Alors que l’envolée actuelle des prix des matières premières agricoles pose, une nouvelle fois, la question du rôle de la production de biocarburants, les industriels européens du biodiesel préviennent que réduire sa production enverrait «un mauvais signal». Dans un communiqué du 11 juillet, le Fediol (triturateurs) et l’EBB (bureau européen du biodiesel) conviennent que la réduction de la part de biodiesel issu de cultures «aurait des effets à court terme sur les prix et la disponibilité», mais qu'elle «découragerait la production à long terme», conduisant à «un nouvel équilibre à un volume beaucoup plus faible, sans avantage sur les prix». «Sans la production de biocarburants, la production européenne de farines riches en protéines pour notre secteur de l’élevage européen ne sera plus économiquement viable», «la plantation d’oléagineux, notamment de colza» sera réduite et compromettra l’industrie de la trituration de l’UE, entraînant une augmentation des importations, préviennent les deux organisations. Et d’ajouter que «les bioraffineries produisant du biodiesel et ses coproduits (glycérine, naphta) seront également compromises».
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