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Biodiversité: l’agriculture pointée dans la régression des plantes sauvages au Royaume-Uni

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Après avoir observé les plantes de tout le Royaume-Uni durant vingt années à l’occasion d’un inventaire inédit, la société botanique de Grande-Bretagne et d’Irlande estime que près de la moitié des plantes sauvages natives des deux îles seraient actuellement en régression (document en anglais). En plus du changement climatique, l’évolution des pratiques agricoles depuis 1950 serait, selon les chercheurs, l’un des principaux facteurs. Pour les plantes messicoles (celles que l’on retrouve fréquemment), le déclin serait dû – comme en France – «au tri des semences, aux utilisations d’herbicides et à la fertilisation». Dans les prairies, les espèces plus affectées seraient celles «associées à des prairies sèches sur des sols pauvres». Avec jusqu’à 30 espèces trouvées par mètre carré dans certains cas, ces habitats sont pourtant caractéristiques «de siècles de pâturage par les moutons, les bovins et les lapins, et par l’absence d’herbicides», regrette le rapport. Pour Kevin Walker, directeur scientifique de la société botanique et co-auteur de l'étude, les leviers les plus urgents consistent «à augmenter la protection des plantes, à agrandir leur habitat et à mettre leurs besoins au cœur des politiques de conservation de la nature».