Destinée à préciser un calcul qui avait déjà été fait il y a deux ans, la mission ministérielle inter-inspection sur «l'évaluation des moyens publics et pratiques dommageables à la biodiversité» a fait l'objet - cas très rare - d'un double rapport. En retard en raison de divergences dans la livraison de leur rapport de mission, les six auteurs de l'IGF (ministère de l'Economie) et de l'IGEDD (ministère de la Transition écologique) ne sont pas parvenus pas à s'accorder avec les deux auteurs du CGAAER (ministère de l'Agriculture) - dont la toute récente inspectrice Alessandra Kirsch, ex-directrice du cercle de réflexion Agriculture stratégies. Publiés respectivement le 18 et le 22 juillet, les rapports de l'IGF et de l'IGEDD, et du CGAAER contiennent donc une «note de divergence» actant une différence de méthodologie, qui n'a pas pu être «surmontée malgré un effort collectif important». La divergence a porté sur plusieurs points, indiquent les auteurs : la définition d'une «subvention dommageable» et les scénarios de référence (dits contrefactuels) servant à les évaluer (sans aide publique pour le CGAAER, atteinte des objectifs des politiques publiques pour l'IGF et le CGEDD). Selon l'IGF et le CGEDD, des divergences sont aussi apparues sur effets sur la biodiversité de certaines subventions.
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