Deux ans après la pollution ayant suivi la rupture d’une digue de son usine de Thun-Saint-Martin (Nord), le procès du groupe sucrier français Tereos s’ouvre jeudi devant le tribunal de Lille. Dans la nuit du 9 au 10 avril 2020, après la rupture d’une digue qui retenait les eaux de lavage de betteraves, 100 000 m3 de liquide noirâtre, essentiellement des matières organiques, s’étaient déversés dans la nature, polluant notamment l’Escaut, fleuve traversant la France, la Belgique et les Pays-Bas. La région belge de Wallonie avait alors estimé à des dizaines de milliers de tonnes la quantité de poissons morts, évoquant une «catastrophe environnementale». Elle avait aussi accusé la France de «négligence» pour ne leur avoir «jamais» signalé cette pollution, une accusation rejetée par le préfet du Nord, qui avait renvoyé la responsabilité sur le groupe sucrier. Tereos devra notamment répondre, jusqu’à vendredi, de déversement «de substance nuisible dans les eaux» et de «rejet en eau douce ou pisciculture de substance nuisible au poisson», des infractions passibles de jusqu’à deux ans de prison et 75 000 euros d’amendes.
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