Le tribunal administratif de Paris a condamné l’État français à réparer, d’ici un an, un «préjudice écologique» lié au recours massif aux pesticides dans l’agriculture, rapporte l’AFP le 29 juin. La décision de justice rendue le même jour s’inscrit dans l’affaire dite «Justice pour le vivant». Le tribunal a estimé que l’État a commis «deux fautes» en «méconnaissant» ses objectifs de réduction de l’usage de produits phytopharmaceutiques et son obligation de protéger les eaux souterraines. La justice «enjoint au gouvernement» d’adopter «toutes les mesures utiles» afin de «réparer le préjudice écologique, prévenir l'aggravation des dommages en rétablissant la cohérence du rythme de diminution de l'utilisation des produits phytopharmaceutiques avec la trajectoire prévue par les plans Ecophyto». De même, il appelle le gouvernement à prendre toutes les mesures nécessaires pour «restaurer et protéger les eaux souterraines contre les incidences des produits phytopharmaceutiques». Le recours avait été déposé par cinq ONG de défense de l’environnement (Pollinis, Notre affaire à tous, l'Association nationale de protection des eaux et rivières, Biodiversité sous nos pieds et l'Aspas).
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