Pour réduire l’empreinte biodiversité de la France, les politiques devrait «cibler en priorité l’alimentation», souligne l’OFB dans une note datée de septembre et publiée récemment sur son site. Car selon différentes études, rappelle l’OFB, la France possèderait l'une des plus grandes empreintes mondiales, entre la 4ème et la 8ème place. Et d'après la littérature scientifique, le secteur alimentaire «serait le premier responsable» de cette empreinte, représentant près de 35 % du total, loin devant les transports (18 %). Dans le détail, 86% de l’empreinte française serait imputable à onze cultures, principalement le café (23%), mais aussi le soja (5%), ou l’olive (3% chacun). Et les dégâts causés par ces cultures sur les écosystèmes et les espèces sont «plus ou moins localisés», notent les auteurs: si 57% de l’empreinte de nos importations de soja sont liés au Brésil, et 63% des effets de l'huile de palme à l'Indonésie, l’empreinte du café serait répartie entre plusieurs pays dont le Brésil mais également le Vietnam ou le Honduras. Les auteurs retiennent en conséquence deux types d’outils politiques. Des «actions ciblées» pourraient être menées avec des pays comme le Brésil ou l’Indonésie, où les effets des importations françaises sont démontrés. Dans le même temps, des «politiques visant la consommation française» permettraient de diminuer les conséquences de cultures géographiquement plus réparties, comme le café.
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