Le Cese a adopté un avis pour lutter contre les pollutions diffuses afin de préserver la biodiversité, en séance plénière le 28 janvier. Cet avis concerne toutes les pollutions diffuses (nitrates, pesticides, PFAS, PCBs, microplastiques, métaux lourds, particules fines) émises par tous les secteurs, dont l’agriculture. Pour réduire le transfert et le ruissellement des pollutions diffuses, le Cese appelle à recourir aux « solutions fondées sur la nature » : couverts végétaux, surfaces enherbées haies, création et entretien des zones humides, fossés, talus. Sur le plan réglementaire et scientifique, il préconise d’améliorer l’évaluation des risques « sur la biodiversité et les chaînes trophiques » et d’améliorer la prise en compte des effets « cocktails » à niveau européen. Il appelle à créer un « pilier Pollution diffuses » copiloté par l’Anses avec d’autres agences (OFB, SPF, Ademe). Ce pilier serait doté d’une « feuille de route pluriannuelle » afin de « hiérarchiser les priorités en matière de recherche, de surveillance et de contrôle ». Enfin, le Cese appelle l’Etat à soutenir davantage les associations qui oeuvrent pour la connaissance des pollutions diffuses ou qui sont « lanceuses d’alerte » car elles rendent un « service d’intérêt général ».
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