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Biogaz: «grande variabilité» des résultats économiques des unités en place (étude)

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À l'occasion du salon du machinisme (Sima) à Villepinte, le 9 novembre, les chambres d'agriculture ont présenté une seconde version de leur étude de la rentabilité des unités de méthanisation agricole, mettant en évidence une «grande variabilité». Réalisée en 2019, puis en 2021 avec l'Ademe et l'association des agriculteurs méthaniseurs (AAMF), pour «acquérir des références» technico-économiques nationales, l'étude a porté sur 84 unités (dont 57 en co-génération et 27 en injection). Elle étudie leur rentabilité à «un instant T» et non sur l'ensemble de la durée de vie de l'outil, précisent les auteurs. En matière d'investissement, l'étude livre de premières moyennes (7700 euros/kWe en co-génération et 31 500 euros/NM3/h en injection), mais elle met surtout en évidence de «grands écarts» pour une même capacité (injection) et une même puissance (cogénération). Un constat que l'on retrouve dans les résultats économiques (96 000 euros de «marge moyenne nette standardisée» en co-génération en 2017-2020; 393 000 euros en injection en 2019-2020), avec une «grande variabilité» dans les deux types de procédés. Encore très jeune, le secteur de la méthanisation agricole est en pleine phase d'acquisition de connaissances. Cette étude intervient après celle de FranceAgriMer en septembre, qui établissait un premier bilan national des intrants utilisés par la filière.