Lors de la Journée blé dur organisée par Arvalis à La Rochelle le 6 février, l’institut technique, tout en restant prudent, estime – pour le moment et sauf incident majeur – peu probable une remontée des prix du blé dur dans les prochains mois de la campagne 2025-2026. La raison : le marché mondial est jugé assez lourd. Arvalis rappelle que, après plusieurs campagnes de tensions, de bonnes récoltes dans le monde lors des deux dernières années ont permis de recharger les stocks, aujourd’hui abondants. L’offre a même dépassé la demande, précise l’institut technique. Se référant aux chiffres de Stratégie Grains by Expana, la production planétaire est attendue à 38,5 Mt en 2025-2026, contre 37,7 Mt en 2024-2025. Les moissons sont particulièrement bonnes au Canada (environ 7,1 Mt selon StatCan), et dans une moindre mesure en Russie (environ 2 Mt, selon Stratégie Grains by Expana). Fait notable : la montée en puissance de la production de blé dur en Europe centrale, spécialement en Slovaquie. La production cumulée en Hongrie, Autriche, République tchèque et Slovaquie a dépassé les 1 Mt cette année. Le changement climatique constitue la principale justification de cette évolution, selon Ondrej Fackovec, directeur général d’OF MILL, groupe semoulier slovaque, intervenant lors de la journée.
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