En raison des très fortes précipitations des dernières semaines, le chef d’unité grains et sucre de l’établissement FranceAgriMer, Marc Zribi, a souligné, lors d’un point presse sur les marchés céréaliers le 13 décembre, la nécessité de «surveiller» les conditions des semis d’hiver en blé, notamment dans l’Union européenne. En France, notamment, «des excès de pluie ont entraîné des retards dans les semis», constate Clémence Lenoir, chargée d'études économiques grandes cultures. Plus largement, «les surfaces déjà semées ont souffert d’humidité, et le potentiel sera pénalisé pour les surfaces semées dans des conditions limites», Benoît Piètrement, président du conseil spécialisé «Grandes cultures» de FranceAgriMer, qui se dit pour l’heure «pessimiste en matière de surfaces». M. Piètrement observe par ailleurs des transferts de production vers des cultures de printemps, comme l’orge de printemps. Deux jours avant, la coopérative Cavac a d’ailleurs fait part de vives inquiétudes quant aux implantations de blé 2024, précisant que «seulement 60 à 70 % des semis avaient été réalisés» à cette date. Pour l’heure, l’observatoire Céré’Obs souligne sur la possibilité d’un «rattrapage» des surfaces, en fonction de l’évolution des conditions climatiques. «Nous espérons un hiver et un printemps qui permettront de compenser la situation actuelle», confie M. Piètrement.
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