Lors de sa convention annuelle à Paris le 20 juin, l'ANMF (représentants de la meunerie française), via son responsable des études économiques et affaires réglementaires Abdoulaye Traoré, a confirmé la « difficulté de gérer la récolte de blé 2024-2025 pour les meuniers ». Les études de FranceAgriMer et d'Arvalis révèlent que plus de 75 % des échantillons de blé français de la récolte 2024 analysés présentent des sclérotes, conséquence des difficultés rencontrées par les agriculteurs en termes de désherbage. Pour rappel, les adventices sont vectrices des sclérotes. « Environ 10 % dépassent la norme européenne de 200 mg/kg de présence de sclérote dans les lots de blé. Il s'agit d'un des taux les plus élevés historiquement », précise l'expert. Pour rappel, la limite s'élevait à 500 mg/kg, et est passée à 200 mg/kg depuis 2021. Au niveau de la farine, 16 % des analyses collectées par l'ANMF auprès des meuniers ne sont pas conformes à la règlementation européenne sur les alcaloïdes, soit un taux de 100 microgrammes/kilogramme, limite également définie en 2021. Ce taux doit passer à 50 microgrammes/kilogramme en 2028. « Nous travaillons auprès des autorités françaises et européennes pour éviter l’application de cet abaissement qui ne serait pas supportable par la filière », indique l'association des meuniers.
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