Lors de la convention annuelle de l’ANMF (représentant des meuniers français) le 20 juin à Paris, la profession a annoncé un objectif de baisse de ses émissions de GES (gaz à effet de serre) de 15 % sur la période allant de 2023 à 2030. La meunerie précise que les farines hexagonales « affichent déjà une empreinte carbone parmi les plus faibles en Europe : 49g eq CO2/ 100 g de farine, grâce à l’énergie électrique largement décarbonée des moulins, leur process maîtrisé, et un approvisionnement complet en blé français ». De plus, 89 % de l’empreinte carbone de la farine provient du blé, émanant surtout de la fertilisation azotée. Néanmoins, une marge de progression existe, afin d’accomplir les objectifs de la Stratégie nationale bas carbone (SNBC). La meunerie évoque plusieurs pistes. L’une d’entre elles : l’usage de transports plus écologiques (usages de camions électriques, de biocarburant de type B100, train, transport fluvial, augmentation du vrac…). Une autre s’avère plus originale : l’utilisation de blés pour les meuniers et par ricochet de farines pour les boulangers moins riches en protéines, afin de réduire les besoins en intrants azotés.
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