L'organisation de producteurs (OP) bovins d’Euralis a présenté, le 25 novembre, son nouveau contrat de production de jeunes bovins, d'une durée de trois ans et développé, pour la première fois dans le Sud-Ouest, avec les partenaires de l’aval. « Le prix payé à l’engraisseur tient compte des coûts de production et de l’évolution du marché », explique Cédric Maysonnave, responsable du groupement bovins chez Euralis. « Ce prix, encadré avec une borne basse, sécurise la marge des éleveurs. » L’enjeu pour la coopérative : aider à l’installation de nouveaux agriculteurs dans cette activité d’engraissement local, dans un contexte de marché porteur où la demande des marchés en jeunes bovins est historiquement élevée et les besoins des abattoirs importants. Sur les 10 derniers mois, les prix de vente des broutards engraissés ont augmenté de 37 %. L’OP bovins ambitionne ainsi de passer à 5 000 places d’engraissements d’ici 2030, contre 2 000 actuellement, en mobilisant une vingtaine d’engraisseurs supplémentaires. Pour les agriculteurs, c’est aussi une façon de sécuriser la valorisation de leur production de maïs, utilisée pour nourrir leurs animaux, tout en générant de la valeur ajoutée sur leur exploitation. (Anne Gilet)
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