Dans son bilan annuel de la filière bovins viande, l’Institut de l’élevage (Idele) note que, « selon les bassins touchés par la FCO et/ou la MHE, les pertes moyennes estimées sur le revenu s’échelonneraient entre 2 300 € et 11 000 € » par actif. Des chiffres issus du réseau d’élevages Inosys (géré avec les chambres), qui compte 315 exploitations spécialisées en bovins viande. Depuis 2023 sévissent la maladie hémorragique épizootique (MHE) et la fièvre catarrhale ovine (FCO). Ces maladies vectorielles provoquent notamment des problèmes de fertilité, de la surmortalité et des retards de croissance pour les veaux. Des impacts « déjà notables en 2024 dans certains bassins » et qui « sont accentués en 2025 », voire « arriveront davantage en 2026 » dans certaines régions, selon l’Idele. Au niveau de la ferme France, l’impact économique a atteint 294 M€ pour la filière bovins viande en 2024 (après 42 M€ en 2023), et devrait être similaire en 2025, selon une étude Idele/Interbev présentée au dernier Sommet de l’élevage. Premier poste de pertes : le recul des naissances (143 00 naissances en moins), synonyme de moins d’animaux à valoriser (pour 223 M€). S’y ajoutent la surmortalité des veaux (20 000 têtes) et le manque de jeunes bovins à engraisser en France (28 000 têtes).
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