Dans un communiqué du 11 juillet, un collectif rassemblant le mouvement Civam, la Confédération paysanne et l’association Eau et rivières de Bretagne dénonce la politique «peu ambitieuse» de l’État sur les MAEC (mesures agroenvironnementales et climatiques) en Bretagne, et en particulier la «régression» pour les systèmes herbagers. Une réaction à la présentation par la Draaf de Bretagne, le 8 juillet, des modalités d’ouverture des MAEC pour l’appel à projets 2023-2027. «Conformément au cadrage national, des zones à enjeux prioritaires ont été définies afin de cibler les territoires où il convient de mettre en œuvre certaines MAEC», précise l'administration dans un document explicatif. Ce découpage régional a été défini en fonction de trois niveaux de la qualité de l’eau (voir carte). En dehors des bassins versants algues vertes (BVAV), seuls les niveaux intermédiaires et supérieurs de la MAEC dite «Herbivores» seront ouverts. Ce qui exclut, de fait, «un quart» du territoire breton du premier échelon, estime le collectif, qui demande l'ouverture de tous les échelons de la MAEC sur tout le territoire. L’ouverture de la MAEC «eau» est également territorialisée, tandis que les MAEC «biodiversité» et «sol» restent accessibles sur l’intégralité du territoire.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Influenza aviaire : deux cas dans des élevages du Sud-Ouest, dont un premier en Occitanie
Ces derniers jours, malgré l’abaissement du niveau de risque en France, deux nouveaux foyers d’influenza aviaire ont…
Prairies : la pousse de l’herbe démarre en trombe, record depuis 1989
« La pousse cumulée des prairies permanentes en France (hors Drom) est supérieure de 53 % à la moyenne…
Bovins viande : selon l’Idele, le marché « se réajuste »
La récente baisse des prix des bovins viande s’explique par « un réajustement du marché européen », et les cours…