Dans un contexte de recul persistant des exportations françaises de bovins vifs, l’Italie, premier débouché, « se tourne vers d’autres fournisseurs de broutards », rapporte l’Institut de l’élevage (Idele) dans son bulletin Tendances du 23 janvier. « Faute de broutards français et face à la bonne demande de leur marché, les engraisseurs italiens ont cherché des alternatives en Europe centrale notamment », note l’institut technique. Premier pays à en profiter : la République tchèque, avec 19 000 broutards importés pendant les dix premiers mois de 2025 (+9 000 en un an), suivie de près par l’Irlande et ses 17 000 têtes (+3 000). L’Italie a aussi fait venir 7 000 broutards de Hongrie (+5 000), 5 000 d’Autriche (+1 000) ou encore 4 000 de Slovénie (+1 000). L’Idele remarque encore le « retour en force de l’Espagne », qui double ses envois, à 4 000 têtes. Des volumes sans commune mesure avec les flux en provenance de la France, qui fournit sur la période « 88 % des broutards importés par l’Italie ». Les envois hexagonaux sont en baisse constante, en raison de la décapitalisation et du développement de l’engraissement en France (lire notre enquête). Fin octobre, le ministère avait suspendu l’export de bovins pendant deux semaines en raison de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), aggravant encore le manque.
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