A La Réunion, la production de rhum est en berne: la quantité de mélasse, utilisée pour produire cette boisson emblématique de l’île, devrait être deux fois moins importante cette année à cause du passage du cyclone Garance sur les camps de canne. En 2024, à peine 1,2 million de tonnes ont été récoltés. Loin de l’objectif de 1,9 million fixé par le plan de relance de 2023 visant à revitaliser une filière qui génère 15.000 emplois directs et indirects. Selon les prévisions, cette année, la récolte pourrait avoisiner 730.000 tonnes. Une situation qui a des conséquences sur toute la filière "canne-sucre-rhum-énergie". Les résidus de canne à sucre permettent en effet de produire de la bagasse, utilisée pour produire de l’électricité. Et le raffinage du sucre permet d’extraire de la mélasse, un sirop dense et visqueux, utilisé dans les distilleries pour produire du rhum. Cette année, les producteurs de rhum devraient donc souffrir d’un manque de matière première locale. «En moyenne, nous avons besoin de 60.000 tonnes de mélasse pour les quatre distilleries du territoire – Rivière du Mât, Savanna, Isautier et Payet & Rivière. Cette année, il nous manquera environ 50% de mélasse pour couvrir l’ensemble de nos marchés», déplore Teddy Boyer, président du syndicat des producteurs de rhum.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Vin : relance du guichet d’aide à la distillation de crise
FranceAgriMer prolonge l’aide de 40 M€ à la distillation de crise de vins rouges et rosés, selon un…
Loup : en commission, les sénateurs réécrivent la copie des députés
Le 17 juin, les sénateurs de la Coméco ont procédé à une large réécriture de l’article 14 du projet de loi…
Lactalis réclame 15 000 € après une manifestation devant une laiterie de Haute-Saône
Après un déversement de fumier par des adhérents de la FDSEA et des JA devant la laiterie Lactalis de Loulans-Verchamp…