L’ONG Greenpeace s’oppose, dans un communiqué du 30 novembre, à un projet d’arrêté qui continuerait de «mettre en péril la possibilité de proposer (une) option végétarienne quotidienne dans les cantines du premier degré», soit les restaurants des écoles maternelles et primaires gérés par les communes. Selon l’organisation, une nouvelle version de l’arrêté de 2011 relatif à la qualité des menus dans les cantines scolaires «continuerait d’imposer une fréquence minimale obligatoire de consommation de viande et de poisson» (quatre repas sur 20 avec de la viande, et de quatre repas sur 20 avec du poisson). Or, une «très large majorité des structures» demandent aux familles de choisir les menus de leur enfant pour le trimestre ou l'année, pour des questions d’organisation et de réduction du gaspillage alimentaire. «Ces structures ne sont pas en mesure de proposer plusieurs menus différents (végétariens ou non) pour chaque enfant chaque jour», affirme Greenpeace. Le cadre réglementaire proposé, comme celui actuellement en vigueur, constituerait ainsi une entrave, pour ces établissement, à proposer le menu végétarien quotidien. Elle demande donc aux ministères de l’Agriculture, de la Transition écologique et de la Santé de «revoir leur copie». En 2020, plus de 200 communes proposaient un menu végétarien quotidien, selon une enquête réalisée par Greenpeace.
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