«Les crédits carbone ne doivent pas passer dans les charges, mais devenir des investissements pour les entreprises», estime auprès d'Agra presse Stéphane Viéban, directeur général de Alliance-Bois, qui suit le dossier carbone pour les coopératives forestières (UCFF). Car la non-cessibilité des crédits carbone prévue par les textes réglementaires, explique-t-il, empêche les acheteurs d’inscrire les crédits à leur actif, et donc d’amortir ces achats dans leur comptabilité. «Nous ne voulons pas non plus que le carbone devienne un véritable marché, mais il faut trouver des solutions. De nombreuses entreprises seront prêtes à s’engager de manière bien plus significative si elles peuvent amortir les crédits», poursuit le directeur général. Cette ouverture, détaille-t-il, pourrait être permise par une modification de l’arrêté fixant le cadre du label Bas carbone, en autorisant la cessibilité sous conditions aux acheteurs. «Nous sommes prêts à en discuter s’il y a d’autres solutions», précise Stéphane Viéban alors que les forestiers ont présenté récemment ces pistes au ministre de l’Agriculture comme à la ministre de la Transition écologique.
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