Le président de la République Emmanuel Macron appelle à «construire les bases d’une "bioéconomie" qui rémunère les services rendus par la nature», dans une tribune publiée le 29 décembre dans le journal Le Monde (article payant). Pour cela, il estime indispensable de réformer «en profondeur» le marché des crédits carbone qui permet aux entreprises de compenser leurs émissions. «Nous avons besoin d’une Bourse internationale du carbone et de la biodiversité qui permette aux acteurs publics et privés d’organiser des échanges volontaires de crédits carbone sur la base de critères suffisamment ambitieux pour éviter le greenwashing et rémunérer les populations locales», déclare le chef de l’État. Déjà, le 25 septembre, à l’issue d’un Conseil de planification écologique, M. Macron avait annoncé un travail «sur les crédits carbone et leur sincérisation» et un «point d’étape à la fin de l’année» sur la mise en place de «crédits biodiversité». Emmanuel Macron estime aussi que construire cette nouvelle "bioéconomie" «passe par des contrats pays par pays» afin de préserver «les réserves de carbone et de biodiversité». Trois contrats ont déjà été noués à la Cop28 avec la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Congo-Brazzaville et la République démocratique du Congo, pour un montant total de plus de 200 millions d’euros, selon l’AFP.
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