Alors que la France est confrontée à d’importantes intempéries depuis deux mois, le président de l’AGPB (producteurs de blé, FNSEA) Éric Thirouin a estimé les surfaces de blé tendre non semées à environ 10%, à l’occasion d’une conférence de presse le 17 janvier. Par ailleurs, M. Thirouin s’inquiète des semis effectués dans des «conditions exécrables», avec un risque de voir les levées «asphyxiées». À ces craintes s’ajoute celle liée à la diminution des solutions de désherbage pour le blé tendre: «nous nous attendons à une situation catastrophique au printemps», prévient d’ores et déjà le président de l’AGPB. Parallèlement à ces défis agronomiques, le syndicat de producteurs a par ailleurs alerté sur «la dégradation continue des cours», malgré des charges en augmentation. Résultat, un effet ciseau «dévastateur» s’installe, avec «une courbe des prix moyens "sortie ferme " du blé tendre bien en dessous des prix moyens de production » en 2023. Et de prévenir que «60 à 65 % des exploitations pourraient voir leur résultat courant par actif non salarié passer sous le smic», selon les chiffres d’Agreste. L’AGPB annonce toutefois une récolte à 35 Mt, avec un rendement à 73 q/ha. Pour l’heure, 59,2% de la collecte a d’ores et déjà été effectuée, soit une baisse d’environ 12% par rapport à la campagne précédente à la même époque.
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