Dans un rapport publié le 17 février, le CGAAER (ministère de l'Agriculture) estime que les fermes françaises céréalières souffrent d'un déficit de compétitivité par rapport à certains concurrents de l'UE. L'organisme public compare essentiellement la ferme France avec deux pays qu'elle considère parmi ses principaux compétiteurs : l'Allemagne et la Roumanie. Si l'écart s'avère réduit avec l'Allemagne, la Roumanie bénéficie d'une avance certaine. La raison : les « frais généraux », comprenant entre autres les coûts de mécanisation, encouragés par la fiscalité française, et les salaires, qui sont jugés trop élevés. Le CGAAER considère les surfaces hexagonales trop faibles par rapport au concurrent roumain, permettant à ce dernier d’amortir ces « frais généraux » via une gestion plus extensive de sa production, et d'être moins soumis aux aléas (marché, climat, interdictions de phytos…). Les inspecteurs du ministère formulent plusieurs recommandations. Sans prôner la fin « du modèle paysan qui conserve toute sa place pour certains marchés », ils jugent nécessaire de lever « certains blocages sociétaux », tels que « l'acceptabilité de l'agrandissement des fermes ». Le CGAAER préconise aussi de réduire les coûts salariaux via la mutualisation, et d’étudier les conséquences des « modalités d’imposition sur les stratégies d’investissement des agriculteurs ».
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