Alors que les prix de la céréale chutent depuis deux semaines, la tonne de blé tendre pour livraison en mai s'échangeait le 8 mars sur Euronext à 268 €, son plus bas niveau depuis le 22 février 2022.Un reflux qui a entraîné le maïs dans son sillage, avec un grain jaune autour de 263 € la tonne pour livraison en juin, soit son plus bas niveau depuis mi-mars 2022. À la Bourse de Chicago, le blé rouge tendre d’hiver prévu à la livraison en mai était également en repli, avec le boisseau échangé à 6,98 $ le 7 mars contre 7,055 $ une semaine plus tôt, après être tombé le 6 mars à son plus bas niveau depuis 2021. Selon Sébastien Poncelet, analyste au cabinet de conseil Agritel, cette baisse persistante des prix des céréales tient au « décrochage du blé russe », dont l'offre est abondante et qui cherche à gagner des parts en marché en baissant encore ses prix mais aussi à «l'optimisme des marchés quant au renouvellement de l'accord sur le corridor agricole maritime, qui arrive à échéance le 18 mars», rapporte l’AFP. «Les marchés ne croient pas à un arrêt du corridor», en raison notamment de la position de la Chine. Fin février, Pékin s’est prononcé pour le maintien du corridor, dont il est devenu le premier bénéficiaire, avec 4,9 Mt de produits agricoles importés, souligne à l’AFP Damien Vercambre, de l’entreprise de courtage Inter-Courtage.
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