À l’occasion de la 14e matinée Export et Bourse de l’exécution organisée par l'interprofession Intercéréales, les intervenants sont revenus sur les conséquences de la guerre en Ukraine sur les principaux pays importateurs de céréales. «En 2022, la Chine a enregistré une baisse de ses importations de grains de 10,7%, mais une augmentation des prix de plus de 27%», notamment en raison de «cours mondiaux très élevés», a indiqué Intercéréales. L'Égypte a également été «fortement affectée» par la crise. Avec la dépréciation de la livre depuis le début de la guerre en Ukraine, le coût du blé a été «multiplié par cinq», rapporte Roland Guiragossian, responsable du bureau d’Intercéréales Algérie, Égypte et Moyen-Orient. En Algérie, la modification du cahier des charges en septembre 2021 a «redessiné la carte» des fournisseurs de l’OAIC, l’opérateur public chargé de l’approvisionnement en céréales du pays. «On observe une percée des origines Mer noire qui représentent la majorité des fournisseurs», rapporte Roland Guiragossian. Au Maroc, les importations françaises «se taillent quant à elles la part du lion cette année, a souligné Yann Lebeau, responsable du bureau Intercéréales Maroc et Afrique subsaharienne, avec 66% des importations totales du pays.»