D'après un article de l’agence de presse Reuters paru le 21 janvier, la ministre de l’Agriculture russe Oksana Lut a déclaré que les entreprises russes devraient installer à l’étranger des usines de transformation alimentaire, incluant des moulins, avec le soutien du gouvernement. L’objectif : doper les exportations de matières premières agricoles. Les céréales et surtout le blé concentrent l’essentiel de ces exports. Or, l’an dernier, ces derniers ont eu tendance à céder du terrain en raison de la faiblesse des prix mondiaux du blé – décourageant les exportateurs à se positionner – et de la baisse de la production entre 2023-2024 et 2024-2025, passant de 91,5 Mt à 81,6 Mt (selon l’USDA). Ce repli a suffi à jeter le doute sur la possibilité d’atteindre l’objectif fixé par le dirigeant russe Vladimir Poutine d’augmenter les exportations agricoles nationales de 50 % d’ici 2030. « Il ne sera plus possible de simplement obtenir le partenariat des pays en fournissant des produits bruts. C'est pourquoi nous devons avancer avec des investissements », a déclaré Oksana Lut lors d'une conférence réunissant producteurs de lait et de produits laitiers à Moscou. La ministre a profité de la conférence pour parler de la filière céréalière, annonçant que des entreprises russes avaient déjà commencé à implanter des moulins dans d’autres pays.
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