Le spectre de la récession, qui a fait dégringoler pétrole et monnaies sur les places financières, a gagné le marché des produits agricoles où les cours du blé, du maïs et des oléagineux suivaient ces dernières semaines une courbe irrégulière mais descendante. Le 6 juillet, les prix des céréales ont chuté de Chicago à Paris, devant la menace de la récession, conjuguée au risque d'une nouvelle vague de propagation du Covid-19, «venant inciter l'ensemble des acteurs à réduire leur exposition face aux risques de marché», selon une analyse du cabinet Agritel. Sur le marché américain, le cours du blé était redescendu vendredi à son niveau du 23 février, veille de l'invasion russe de l'Ukraine. Sur Euronext, le recul, moins spectaculaire, est aussi là, avec mardi soir la tonne de blé sous les 332 euros pour une livraison à brève échéance, en recul de 7,5% sur une semaine. Autre facteur de baisse des prix: un nouveau mode de calcul des taxes à l'exportation de la Russie, qui passent du dollar au rouble, entraînant mécaniquement une baisse des taxes de plusieurs dizaines de dollars par tonne.
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