Dans un communiqué de presse paru le 8 novembre, le syndicat des Malteurs de France a alerté les pouvoirs publics sur «l’explosion des coûts de l’énergie, [qui] met en très grandes difficultés les malteries françaises», et a demandé que des solutions «soient rapidement identifiées» pour passer «ce cap douloureux». Selon la filière, «la part de l’énergie dans les coûts de production a plus que doublé en un an». Aussi craint-elle «des pertes de marché massives liées à une baisse de sa compétitivité sur les marchés internationaux», alors qu’elle exporte 85% de sa production. «Malgré un discours public déterminé, les solutions peinent à se faire jour», affirme le secteur. Il soutient qu’en raison «de critères d’éligibilité extrêmement contraignants», les aides dédiées aux entreprises énergo-intensives n’ont pas permis de l’aider. Et d’ajouter que les récentes annonces sur l’électricité «ne concernent que les PME alors que la malterie est une industrie de volumes». «Nos concurrents américains ou asiatiques ne supportent pas la même flambée des coûts énergétiques que les Européens, précise Jean-Philippe Jélu, président de Malteurs de France, Les conséquences économiques et sociales [d’une perte de la compétitivité NDLR] seraient dramatiques pour nos entreprises et notre agriculture qui perdrait un débouché important».
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