«Nous réfléchissons maintenant à nous retirer de cet accord céréalier (...) De nombreuses conditions qui devaient être appliquées n'ont pas été respectées», a déclaré le 13 juin, le président russe, Vladimir Poutine lors d'un entretien avec des journalistes russes. Il dénonce l’absence d’application formelle du second accord relatif à l’exportation des engrais russes (conclu également en juillet 2022). La Russie a fait de cette condition une de ses principales exigences pour accepter le renouvellement de l’accord d’Istanbul relatif aux exportations de céréales ukrainiennes en mer Noire. Après d’intenses négociations, il a été prorogé de deux mois jusqu’au 17 juillet. Dans le cadre de ce second accord, Moscou exige en particulier la reprise du fonctionnement du pipeline Togliatti-Odessa pour les livraisons d’ammoniac, un composant chimique essentiel de l’engrais minéral. Mais après une explosion sur une portion de cette infrastructure le 7 juin, Moscou avait accusé Kiev d’en être responsable et avait immédiatement prévenu que cela risquait d’avoir «un impact négatif» sur l’avenir de l’accord d’Istanbul. En parallèle, V. Poutine a aussi accusé Kiev d’utiliser les couloirs maritimes prévus par cet accord pour attaquer la flotte russe avec des drones. Dans ce contexte tendu, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'était dit le 12 juin, «inquiet» pour l'avenir de l'accord.
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