En raison de l’explosion du pipeline Togliatti-Odessa qui permet la livraison d’ammoniac, composant-clé des engrais minéraux, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a prévenu le 8 juin que «cela ne peut avoir qu’un impact négatif» sur l'avenir de l'accord d’Istanbul relatif aux exportations de céréales ukrainiennes en mer Noire (conclu en juillet 2022). Derrière cet acte, Moscou accuse un «groupe de sabotage ukrainien». «Ce pipeline d'ammoniac était crucial pour assurer la sécurité alimentaire dans le monde», avait déclaré le 7 juin la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova. Avant de pointer du doigt la responsabilité de l’Ukraine, qui a «porté un coup dur aux efforts de l’ONU dans la lutte contre la faim». Ce que conteste fermement l’Ukraine. Depuis des mois, les autorités russes réclament la reprise du fonctionnement de ce pipeline, qui permettait d’exporter annuellement plus de 2,5 Mt d’ammoniac, dans le cadre de l’application formelle du second accord relatif à l’exportation des engrais russes (conclu également en juillet 2022). La Russie en a même fait une de ses principales exigences pour accepter le renouvellement de l’accord d’Istanbul. Le 17 mai dernier, il a été prorogé pour la troisième fois pour une durée de deux mois.
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