Signé en juillet 2022, l'accord entre Kiev et Moscou facilitant l'exportation des céréales ukrainiennes a permis d'abaisser les prix des produits alimentaires. C’est ce qu’a indiqué Rebeca Grynspan, secrétaire générale de la Cnuced (organisation onusienne chargée du commerce et du développement) le 3 octobre. Et d’ajouter que l’accord avait été un «succès et un complément important pour faire face à la crise alimentaire dans le monde». Aussi, l’ONU espère voir reconduit cet accord valable jusqu’à présent quatre mois. «Nous avons maintenant dépassé la barre des 5 millions de tonnes de céréales qui sont sorties des ports ukrainiens. Cela a sans aucun doute eu un effet sur les marchés céréaliers», a-t-elle précisé. Afin d’éviter une crise alimentaire, la secrétaire de la Conférence des Nations Unies a toutefois souligné qu'il fallait désormais faire baisser les prix des engrais – dont la Russie est un important producteur. Pour rappel, les prix des engrais de synthèse ont triplé depuis un an et demi, à la suite des perturbations de l'offre de la Russie et de la flambée des cours du gaz, essentiel pour leur fabrication. Une réunion des producteurs d'engrais doit être organisée à Paris en novembre afin d'intensifier la production.
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