Le Centre de coordination conjointe (JCC), chargé de l'accord international sur les exportations de céréales ukrainiennes en mer Noire, a annoncé le 1er novembre la suspension de tous les mouvements de cargos le lendemain. Avant cette annonce, trois cargos chargés de céréales avaient quitté les ports ukrainiens le 1er novembre, et une douzaine la veille. Lors d'un entretien téléphonique avec M. Erdogan le 1er novembre, Vladimir Poutine a jugé «nécessaire» d'obtenir de Kiev des «garanties réelles du strict respect des accords d'Istanbul, notamment que le corridor humanitaire ne sera pas utilisé à des fins militaires», a indiqué le Kremlin dans un communiqué. Lors d’une conférence de presse la veille, le président russe avait accusé Kiev d'avoir utilisé le couloir céréalier pour l'attaque qu'il lui impute et qui a justifié son retrait de l'accord. Moscou avait aussi mis en garde contre la poursuite «risquée» et même «dangereuse» de la navigation en Mer Noire sans son accord. Les incertitudes qui pèsent maintenant sur l'avenir de cet engagement ont provoqué un rebond des prix sur les marchés internationaux, la tonne de blé dépassant les 354 € sur Euronext en séance le 31 octobre. Dans ce contexte tendu, l’ONU et la Turquie se sont engagées à tenter tant bien que mal de prolonger l'accord au-delà du 19 novembre, date de son expiration.
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