Dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances (PLF) pour 2026, une douzaine de députés (socialistes, macronistes, DR, Modem et Liot) ont déposé des amendements identiques demandant d’indexer les ressources des chambres d’agriculture sur l’inflation, afin qu’elles puissent financer les nouvelles missions qui leur sont attribuées. Les députés proposent de relever de 1,1 % le plafond de la taxe additionnelle à la taxe sur le foncier non bâti (TATFNB, environ 40 % du budget des chambres), soit un accroissement de 3,6 M€. « Annie Genevard nous a dit qu’elle s’est battue pour maintenir le budget des chambres dans le PLF, mais sans réévaluation liée à l’inflation », a indiqué Sébastien Windsor à la presse le 13 novembre. Or, « financer de nouvelles missions comme France services agriculture sur nos fonds propres, c’est une ligne rouge pour nous », martèle-t-il. Les amendements au PLF indiquent que le déploiement de France services agriculture, prévu début 2027, coûtera au moins 4,4 M€ pour le seul accueil des cédants et porteurs de projet. S’y ajoutera le coût d’un système d’information dédié (800 000 €), à « développer dès 2026 ». Les chambres assureront aussi à partir de l’année prochaine les missions d’identification animale actuellement remplies par les EDE.
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