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Champagne : les ventes en berne, des vignerons en plein doute

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En assemblée générale le 24 avril à Épernay, le SGV (vignerons) de Champagne a paru plongé dans le doute face aux mauvais chiffres de commercialisation. « Pourrions-nous être éjectés de notre position de leader sur le marché des vins effervescents ? », s’est interrogé le président Maxime Toubart. « Et si finalement nos problèmes de vente n’étaient pas conjoncturels mais structurels ? » En 2024, les expéditions de champagne sont tombées à 271,7 millions de bouteilles (-9,2 %) pour un chiffre d’affaires de 5,8 Md€ (-8,8 %). « Des indicateurs montrent que l’image du produit est en perte de vitesse », a-t-il poursuivi devant la presse. Aux États-Unis, où 27 millions de bouteilles ont été vendues l’an dernier, la moitié des volumes est consommée en cocktail, selon lui. Loin de vouloir être alarmiste, Maxime Toubart a livré aux congressistes un message d’audace. « Osons proposer de nouveaux moments de consommation. Osons porter de nouvelles façons de boire du champagne. » À l’inverse, le président des négoces de Champagne David Chatillon a tenu un discours plein de « gravité ». « Le stock au 31 juillet prochain va flirter avec le seuil inédit de 1,3 milliard d’équivalent bouteilles », a-t-il alerté. Une situation qui pousse à limiter la vendange 2025, selon lui.