Quelques semaines après la publication du plan d'action du gouvernement prônant une diminution progressive des sels nitrités dans la charcuterie, la commission des affaires européennes a rejeté la proposition de résolution européenne (PPRE) déposée par le député Modem Richard Ramos, qui demandait notamment à la Commission européenne d'établir un «plan d’action tenant à la suppression de ces additifs cancérogènes». Pour le député Renaissance Denis Masseglia, le texte de Richard Ramos porte des «solutions déséquilibrées», notamment un «calendrier trop rapide» pour les petites et moyennes entreprises. «On ne peut pas avoir deux alimentations en France, une pour les pauvres et une pour les riches, et c'est pareil en Europe», a réagi le député Ramos. Il rappelle que des jambons cuits sans nitrites sont commercialisés en France depuis plusieurs années, par Cooperl par exemple. Selon le Circ, la consommation de charcuteries et salaisons contribue en France à plus de 4 380 cas de cancer, rappelle le député dans sa PPRE. En juillet dernier, l’Anses avait préconisé, face aux risques de cancers, «de réduire l’exposition de la population aux nitrates et nitrites par des mesures volontaristes en limitant l’exposition par voie alimentaire» ; l'Efsa mène depuis quelques mois sa propre évaluation.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Installation : en Pays de la Loire, la région lance un nouveau prêt à taux zéro
La région Pays de la Loire lance un prêt à taux zéro dédié à l’installation des jeunes éleveurs, a-t-elle annoncé le…
Agritourisme : une esquisse de PPL pour structurer et développer le secteur
Remettant son rapport aux ministres Serge Papin (PME) et Annie Genevard (Agriculture) le 13 mai, la mission…
Ademe : le conseil d’administration vote contre le projet de réforme du gouvernement
Le conseil d’administration de l’Agence de la transition écologique (Ademe) a adopté, le 19 mai, une résolution…