Les pluies torrentielles estivales de courte durée seront plus fréquentes et plus intenses à l’avenir dans les régions alpines, en raison du réchauffement de la planète, estime le 19 juin une étude des universités de Lausanne (Unil, Suisse) et de Padoue (UNIPD, Italie). En effet, l'analyse des précipitations estivales des années passées a permis de prédire que, avec une augmentation de 2°C, « les Alpes pourraient connaître deux fois plus de pluies torrentielles en été », indique l’Unil dans un communiqué. « Avec un tel réchauffement, un orage intense actuellement prévu une fois par 50 ans serait dès lors susceptible de se produire une fois par 25 ans dans le futur », ajoute la faculté. Selon les chercheurs, « l’air chaud retient plus d’humidité (environ 7 % de plus par degré), et intensifie l’activité orageuse ». Or, le milieu alpin se réchauffe « plus rapidement que la moyenne mondiale ». De plus, « l’arrivée soudaine et massive de grands volumes d’eau peut excéder la capacité d’absorption des sols », et « déclencher des crues soudaines et des coulées de débris, causant des dommages aux infrastructures », met en garde Nadav Peleg (Unil), premier auteur. Les chercheurs recommandent de « préparer les systèmes de gestion des eaux en milieu urbain et les autres infrastructures ».
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