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Climat : face au déni, le chef du Giec appelle à être « très clair » sur le rôle de l'homme

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Face à la montée du déni climatique, le président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) a tenu à appeler « de manière très claire » l’origine humaine du réchauffement, dans un entretien accordé à l’AFP. La France accueille du 1er au 5 décembre près de 600 experts du Giec pour entamer les travaux de son prochain rapport, qui doit paraître en 2028 ou 2029, dans un contexte d’éclatement du consensus international sur le changement climatique. À la tribune de l’ONU, à New York en septembre, le président américain Donald Trump avait qualifié la lutte contre le changement climatique de « plus grande arnaque jamais menée contre le monde ». Le dernier rapport en date du Giec, paru en mars 2023, montrait que la planète était en route pour franchir au début des années 2030 la limite de 1,5°C de réchauffement par rapport à l’ère dite pré-industrielle. Depuis, des scientifiques ont estimé que ce plafond risquait fort d’être enfoncé avant 2030. « Si l’on veut ramener le réchauffement mondial à 1,5°C, les décisions à prendre sont très claires. Nous avons besoin de réductions significatives des émissions liées à l’énergie et à l’utilisation des terres. Nous devons aussi commencer à réfléchir à retirer le CO2 de l’atmosphère à grande échelle. Et il manque beaucoup de connaissance sur ce sujet », a prévenu Jim Skea.