L'association environnementale Notre affaire à tous a annoncé, le 4 décembre, poursuivre l'État français, qu’elle accuse de ne pas réaliser sa « part juste » de l’effort mondial de lutte contre le réchauffement climatique. Elle demande que le gouvernement se fixe des objectifs plus ambitieux et se dote de moyens pour les atteindre. La procédure, lancée auprès du Conseil d’État en janvier, pourrait aboutir fin 2026, a indiqué Jérémie Suissa, délégué général de l’association, en conférence de presse. L’association estime que la « part juste » de la France dans l’effort mondial ne doit pas se limiter au poids démographique du pays (quelque 0,8 % de la population mondiale) mais intégrer sa responsabilité historique, c’est-à-dire les émissions de CO2 qui lui ont permis de se développer dans le passé, ainsi que sa capacité à agir supérieure à celle des pays plus pauvres. Notre affaire à tous ne chiffre pas cette « part juste » mais estime, étant données les études disponibles, que la France est « très en deçà de sa contribution équitable ». Entre 1850 et 2021, le pays a par exemple émis 2,3 % des émissions mondiales cumulées de CO2, selon The Global Carbon Project. Par ailleurs, l’association environnementale estime que l’Hexagone « continue de prendre du retard », rappelant que le rythme de baisse des émissions de gaz à effet de serre s’est nettement ralenti, à 1,8 % en 2024 et possiblement à 0,8 % en 2025, selon le Citepa (pollution climatique).
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