«Pour accompagner la discussion autour de la prochaine stratégie nationale bas carbone, nous avons travaillé sur une définition plus détaillée des régimes alimentaires», a annoncé Antoine Pierard, ingénieur sol et prospective au sein de l’Ademe lors d’une conférence de presse le 1er mars. Végétarien, flexitarien, ou omnivores:, son agence avait identifié près de 5 types de régimes alimentaires ans son étude «Transitions 2050», publiée en février. Définir une trajectoire pour chacun d'entre eux serait alors selon l'Ademe une approche plus pertinente en termes de politique publique, que celle fondée sur un régime moyen. «Il est plus cohérent de regarder la diversité des régimes alimentaires, et d'analyser comment chacun d'entre eux peut évoluer, ainsi que la part de la population qu’ils pourront représenter», confirme Jérôme Mousset, directeur bioéconomie au sein de l’Ademe. Dans les deux seuls scénarios permettant de diviser par deux les émissions agricoles à l’horizon, la part de végétariens dans la population devra ainsi selon l'Ademe augmenter de 5 à 10% voire 25%. De même, la part d’omnivores consommant plus de 170 g de viande par jour devra être abaissée de 60% à 10% voire 5%. L'Ademe devrait bientôt traduire les effets de ces régimes sur l’occupation des sols, dans une étude à paraître fin mars.
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