Le secteur agroalimentaire pourrait à lui seul contribuer de 0,7 à 0,9°C de réchauffement par rapport aux niveaux préindustriels d’ici 2100, estiment des chercheurs américains dans une analyse publiée début mars dans Nature. De manière inédite, cette analyse s’est intéressée aux émissions de 94 produits agricoles en détaillant leurs bilans en matière de CO2, de méthane, et d’émissions azotées. Principal avantage: cette division «permet d’utiliser des modèles très précis pour évaluer la réponse des températures aux changements de consommation». En appliquant le régime alimentaire moyen actuel à la population projetée en 2100, les chercheurs notent ainsi que «près de 80% du réchauffement estimé est dû au méthane». Près de la moitié de ce réchauffement pourrait cependant évité grâce à trois principaux leviers. L’adoption des meilleures pratiques disponibles en élevage ou en grandes cultures pourrait notamment réduire de 0,2°C le réchauffement attendu. La généralisation de la réduction de la consommation de produits animaux, avec un seul repas de viande rouge par semaine, entraînerait un effet du même ordre. La décarbonation du secteur de l’énergie offrirait enfin une réduction du réchauffement attendu de 0,15°C.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Installation : en Pays de la Loire, la région lance un nouveau prêt à taux zéro
La région Pays de la Loire lance un prêt à taux zéro dédié à l’installation des jeunes éleveurs, a-t-elle annoncé le…
Agritourisme : une esquisse de PPL pour structurer et développer le secteur
Remettant son rapport aux ministres Serge Papin (PME) et Annie Genevard (Agriculture) le 13 mai, la mission…
Ademe : le conseil d’administration vote contre le projet de réforme du gouvernement
Le conseil d’administration de l’Agence de la transition écologique (Ademe) a adopté, le 19 mai, une résolution…