Invitée au séminaire du gouvernement le 31 août, la chercheuse Valérie Masson-Delmotte, coprésidente du Giec, a estimé que «la France doit, et peut, doubler son rythme de baisse d’émissions de gaz à effet de serre», comme elle le détaille elle-même sur Twitter. La paléo-climatologue a rappelé à tous les ministres et au Président que l'augmentation des émissions a accéléré au cours de la dernière décennie, observant que «ce sont les émissions de CO2 (charbon, pétrole, gaz fossile et déforestation) et de méthane (CH4, tirées à la hausse par les fuites de gaz, élevage de ruminants) qui pèsent le plus». Alors que la plupart des scénarios attendent au moins 1,5 °C de hausse dans les vingt prochaines années, ces températures, la baisse de la disponibilité en eau, et les risques climatiques accrus auront des «effets pour les rendements agricoles», a prévenu la chercheuse. Pis, à partir de 2°C en plus, «de nombreuses cultures vivrières seraient en difficulté». Autant d’enjeux face auxquels l’agriculture pourrait apporter des réponses, avec un potentiel de stockage de carbone dans les sols de 2 à 4 Md de tonnes de CO2 par an au niveau mondial. De même, la modification des régimes alimentaires pourrait diminuer les émissions de 2 à 3 Md tCO2/an.
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