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Climat: réfléchir à des «transformations plus structurelles» d'adaptation (I4CE)

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Stockage de l’eau, sélection variétale, assurance: «les orientations actuelles visent à préserver le modèle agricole existant sans interroger les possibles transformations plus structurelles» du secteur agricole, regrettent les experts de l’Institut de l’économie pour le climat dans un rapport publié le 24 juin et dédié aux coûts de l’adaptation du changement climatique. Si les leviers explorés par le Varenne pourraient donc «se révéler insuffisants dans des scénarios de changement climatique plus fort», I4CE souligne que pour l’heure il n’existe «pas de consensus sur ce que seraient des trajectoires d’adaptation plus ambitieuses». Des éléments déjà mis en lumière par des rapports du CGAAER en 2017, ou de l’OPECST en 2022. Parmi les transformations plus structurelles, les décideurs pourraient notamment envisager l’arrêt «de certaines cultures irriguées dans des territoires où les déficits en eau deviennent trop fréquents, le «développement de nouvelles filières», ou encore la «relocalisation» de certaines productions. Seule mesure précisément chiffrée par le cercle de réflexion spécifiquement pour le secteur agricole : une augmentation de 150 à 300 M€ de la dotation aux agences de l’eau, afin de préserver «le grand cycle de l’eau». Rappelant les estimations du CGAAER de 2017, I4CE souligne que l’inaction pourrait au total coûter jusqu’à 14 M€/ an de perte de chiffre d’affaires au secteur agricole.