Alors qu’une loi de programmation énergie-climat est attendue pour juin afin de fixer les budgets carbone de chaque secteur au niveau national, «mon souhait est que nous puissions intégrer deux scénarios: une trajectoire optimiste avec un réchauffement de 2°C supplémentaires, et une trajectoire plus pessimiste avec un réchauffement de 4°C», a indiqué le ministre de la Transition Christophe Béchu le 30 janvier. «Si les trajectoires d’atténuation au niveau mondial ne sont pas alignées, il faudra être d’autant plus puissant au niveau national sur l’adaptation», a également prévenu le ministre lors de ce séminaire organisé par France Stratégies et I4CE. Le ministre a détaillé plusieurs leviers pour accélérer cette adaptation au niveau territorial: réfléchir sur «la dette verte» des collectivités pour différencier les investissements vertueux, «remettre en cause les dépenses brunes» pour mieux flécher l’argent public, ou encore «assumer les trajectoires» face aux critiques sur le zéro artificialisation nette. En termes de moyens humains, Christophe Béchu rappelle que le nombre d’emplois liés au ministère de la Transition écologique sera maintenu par le projet de loi de finances 2023 «après vingt ans de baisse».
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