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Conférences Souveraineté : accueil positif des industriels, très mitigé des syndicats agricoles

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Le lancement des « Conférences de la souveraineté alimentaire », le 8 décembre, a été positivement accueilli par des acteurs industriels. « C’était un ton volontaire et réaliste », a commenté Dominique Chargé, président de la Coopération agricole, qui regroupe plus de 2 000 coopératives. Mais l’événement a été boudé par les syndicats agricoles – à l’exception des Jeunes agriculteurs. « Planifier l’agriculture est une demande du réseau Jeunes Agriculteurs que nous avons obtenue dans la dernière loi d'orientation agricole », a rappelé le syndicat dans un communiqué le 8 décembre. La FNSEA, elle, participe bien aux conférences – qui ont déjà démarré –, mais a boycotté un rendez-vous vu comme « une opération de communication ». Pour la Coordination rurale, le « grand réveil alimentaire » est « un mépris total de la profession », explique le syndicat, pour qui « l’heure n’est plus aux discussions mais bel et bien à un réveil politique pour une réforme structurelle complète ». Et de mettre en avant quatre mesures : « revenir en arrière sur la loi sur l’eau, réviser l’ensemble du Code de l’environnement, sortir le « principe de précaution » de la Constitution, sortir le « vin » de la loi Évin ». Propositions radicalement différentes, mais même rejet de l'évènement à la Conf' : « Face au changement climatique, le productivisme a atteint ses limites », a réagi Stéphane Galais, porte-parole de la Confédération paysanne, déplorant une vision de la souveraineté basée sur le « produire plus » et non sur la capacité d’une société à choisir son agriculture et son alimentation.