Alors que la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a lancé, le 8 décembre, les « Conférences de la souveraineté alimentaire », l’Association nationale pommes poires (ANPP, producteurs) estime dans un communiqué que ces travaux « ne peuvent être engagés ni avoir la moindre portée » sans la prise en compte de quatre de ses exigences. Elle indique attendre des prises de paroles publiques de l’État et des distributeurs « dans les prochains jours ». Le syndicat demande d’abord que l’État dispose de données « fiables » sur le potentiel de production française de pommes, relevant des écarts entre les statistiques publiques : 41 944 ha selon le Recensement général agricole (RGA) 2020 et 40 100 ha selon Agreste. Il appelle par ailleurs à une levée « immédiate des verrous réglementaires identifiés », notamment autorisation d’utiliser l’ozone pour le conditionnement et le stockage des pommes, mais également l’autorisation de nouvelles techniques d’application de produits phytosanitaires (PulVéfix et micro-injection). L’ANPP insiste également sur la nécessité de sécuriser les programmes opérationnels, dont le financement serait « largement menacé » dans la proposition de Pac 2028-2034 de la Commission européenne. Enfin, l’association demande à ce que les distributeurs privilégient l’origine France dans les compotes vendues sous marque distributeur (MDD).
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