Fragilisés par l’inflation, les consommateurs fréquentent moins les restaurants et «près de la moitié d’entre eux (42 %) y dépensent une moindre proportion de leur revenu disponible» par rapport à 2022, indique une étude de l’analyste Revenue Management Solutions. Comme quand ils font leurs courses, les clients ont mis en place des stratégies pour préserver leur pouvoir d’achat: ils commandent des plats plus économiques (42%) et choisissent les restaurants les moins chers (31%). Certains font l’impasse sur les desserts (17%), d’autres sur les boissons (14%). Toujours selon cette étude, 37% des Français «indiquent cuisiner davantage de repas à la maison pour faire des économies». «Tous les canaux sont concernés par la baisse de fréquence des visites, même si la restauration à table résiste mieux que la vente à emporter, la livraison ou le drive-in», précise un communiqué. À noter que les produits importés sont fortement représentés sur ce segment, c’est par exemple trois poulets sur quatre. D’après une publication du cabinet de conseil spécialisé Food vision service, la croissance du chiffre d’affaires du secteur a nettement ralenti en novembre (3% contre environ 7% de moyenne sur les mois précédents). Plus inquiétant encore pour les professionnels, la consommation baisse en volume.
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