Avec 99 des 380 non-conformités détectées en 2021 par les plans de contrôle et de surveillance menés par la direction générale de l’alimentation (DGAL, ministère de l'Agriculture), les antibiotiques sont les principaux contaminants détectés par l'administration, d'après un bilan publié le 16 novembre. Une surreprésentation qui s’explique, entre autres, par l’organisation des contrôles, alors que 55% des prélèvements ont lieu dans les abattoirs. Dans la plupart des cas, note le ministère, la détection des antibiotiques s’expliquerait par le «non-respect des temps d’attente» après traitement. Les pesticides en général représentent le second facteur le plus fréquent de non-conformité, avec 75 prélèvements de productions végétales dépassant les limites maximales de résidus (LMR) ou présentant des molécules interdites. Des anomalies s’expliquant selon le ministère par la rémanence de certaines molécules comme le boscalid, le DDT ou d’autres organochlorés, mais également par l’utilisation de produits «retirés du marché», ou par de «mauvaises pratiques agricoles», notamment le manque de rinçage des pulvérisateurs. Toutes filières confondues, le taux de non-conformité reste faible en 2021, avec 0,66% des échantillons.
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