À l’occasion de son discours à la Cop27, Emmanuel Macron a promis, aux côtés de la Barbade, de porter, d’ici le printemps 2023, un «choc» de mobilisation des financements concernant les «pertes et préjudices» liées au changement climatique. Quand les pays émergents ou en développements sont frappés par des catastrophes climatiques «nous devons le prendre en compte», et «suspendre» les exigences des bailleurs concernant la dette ou les garanties financières, a proposé le président de la République. Un «groupe de sages de haut niveau» sera chargé de faire des propositions d’évolution des règles du FMI, de la Banque mondiale ou des grands prêteurs sous six mois. Emmanuel Macron a rappelé que les pays développés financeraient actuellement seulement 82 milliards de dollars sur les 100 milliards annuels promis dès 2009 aux pays en développement. Or, selon un rapport publié par le cercle de réflexion américain Brookings et la London School of Economics, près de 2200 milliards de dollars seraient nécessaires d’ici 2030 pour aider les pays en développement et émergents (hors Chine) à faire face au changement climatique. Alors que la Cop15 sur la biodiversité s’ouvrira début décembre au Canada, Emmanuel Macron a aussi suggéré de travailler sur des «contrats pays par pays» afin de préserver les écosystèmes remarquables.
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