Depuis mardi 21 juin et jusqu'au dimanche 26 juin au soir, des représentants des 196 pays membres de la Convention pour la diversité biologique (CDB) de l'ONU sont réunis à Nairobi. Malgré leur travail acharné, force est de constater samedi que les progrès restent maigres. Le temps presse, alors que la COP15, repoussée plusieurs fois, se tiendra en décembre à Montréal. Les membres de la CDB, 195 Etats plus l'Union européenne, mais pas les Etats-Unis, doivent s'entendre sur un cadre mondial pour préserver la nature d'ici 2050, que certains voudraient aussi important que l'accord de Paris pour le climat. La Chine, qui devait accueillir la COP15 et en garde la présidence, ne joue pas assez le rôle de facilitateur, estiment plusieurs participants. Le Brésil et l'Argentine sont régulièrement cités dans les couloirs comme faisant de l'obstruction sur certains points pour défendre l'agro-industrie.Des délégués du Sud ont un point de vue plus mesuré. «C'est un moyen très facile de faire porter la faute sur quelqu'un d'autre», dit l'un d'eux. Un autre parle d'un «double standard», relevant que le refus de certains pays riches de considérer la demande des pays en développement d'une aide financière annuelle de 100 puis de 700 milliards de dollars par an est un frein puissant aux négociations. L'Union européenne n'apparaît pas en position de leader à Nairobi, jugent plusieurs observateurs.
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