À l’approche de la COP30, qui se tiendra à Belém (Brésil) du 10 au 21 novembre, Action contre la faim (ACF) appelle les États à envoyer un « signal clair » en faveur de la transformation des systèmes alimentaires et de l’agroécologie, qu’elle estime essentiels « pour atteindre les objectifs climatiques ». Dans un dossier publié fin octobre, l’association rappelle que le système alimentaire «industriel» est responsable de plus d’un tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), tout en contribuant à la dégradation de l’environnement et à l’insécurité alimentaire mondiale. Pour ACF, la transition agricole ne peut toutefois se limiter à la réduction des GES, mais doit être synonyme de « justice sociale ». Interrogée par Agra presse le 4 novembre, Marie Cosquer, analyste plaidoyer « systèmes alimentaires et crise climatique » chez ACF, appelle à ce que les contributions déterminées au niveau national (NDC) incluent des plans de réduction du méthane « « sérieux et adaptés aux réalités locales ». « Aujourd’hui, la question du méthane issu de l’élevage est passé sous les radars », admet-elle. Elle met toutefois en garde contre l’usage « inéquitable » du PRG*, un indicateur controversé utilisé pour mesurer l’effet climatique du méthane, qui « ne prend pas en compte les émissions historiques, ce qui crée une inégalité dans la répartition des efforts » entre pays du Nord et pays du Sud.
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