Deux études publiées le 26 juillet dans la revue Science confirment le rôle du commerce d’animaux vivants d’un marché de Wuhan, en Chine, dans le déclenchement de la pandémie. D’après la première étude, c’est au sud-est du marché de gros de Huanan, place de vente de mammifères vivants, que de nombreux tests environnementaux positifs ont été obtenus. Les principaux animaux vendus étaient des renards roux, des blaireaux et des chiens de chasse. Mais l’animal ayant transmis la Covid n’a cependant pas encore été identifié, car «aucun rapport n'est disponible concernant les résultats des tests de dépistage du SRAS-CoV-2 effectués sur ces mammifères», précise l’article. La même étude montre que, parmi les 155 premiers patients atteints de la Covid, les personnes n’ayant pas de lien direct avec le marché habitaient également à proximité du site. Malgré ces indices concordants, «les preuves sont insuffisantes pour définir les événements en amont, et les circonstances exactes restent obscures», soulignent les auteurs. La seconde étude, sur les lignées génétiques, montre que la Covid n'était pas présente chez les humains avant décembre 2019 et que les lignées génétiques présumées émergentes chez les chauves-souris «ont circulé dans des mammifères non-humains» avant d’être introduit chez l’Homme, expliquent les chercheurs.
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